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Genealogical Data from Luxembourg
Wer die Vergangenheit nicht ehrt, verliert die Zukunft; wer keine Wurzeln hat, kann nicht wachsen !
(Friedensreich Hundertwasser)
If we do not honour our past, we lose our future. If we destroy our roots, we cannot grow !
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Doyenné de Stavelot
Ce doyenné couvrait jadis villages et paroisses du triangle GRAND-HALLEUX /ST.VITH (Belgique), GOESDORF(Luxembourg) et ARZFELD(Allemagne) et comportait 211 localités dont 120 sont situées sur l’actuel territoire belge, 22 sur le territoire allemand et 69 au Luxembourg, raison pour laquelle nous avons adopté ce travail régional pour l’année de “Luxembourg, Ville Européenne de la Culture 2007". Le travail a été réalisé par MM. Charel THIELEN, Fons WILTGEN et Georges EICHER et le document comptant quelque 365 pages peut être téléchargé après avoir passé votre
commande.
Ci-jointes les 2 premières pages de la liste
Pour retrouver (presque tous) les lieux nous avons utilisé un programme “ROUTE 66 Europe” qui nous a été d’une aide précieuse et que nous pouvons recommander dans ce domaine à tout chercheur exigeant.
Sur les cartes que nous avons produites sur cette base, nous avons marqué les paroisses en noir tandis que leurs localités filiales sont en rouge. Parfois les filiales sont partagées entre deux paroisses. Ceci provient probablement des propriétés foncières, des voueries des anciennes seigneuries et, - des seigneurs qui tenaient à avoir leur mot à dire dans la division ecclésiastique. Il est d’ailleurs étonnant que tout ce recensement de la population soit basé sur la déclaration des curés, de ce temps encore personnages “de respect” des localités. Or il n’existait pas encore d’autorité civile laïque organisée et responsable de toute une localité, le mayeur n’étant redevable de comptes qu’à son seigneur foncier et le curé étant souvent le seul habitant tant soit peu lettré.
Il faut avouer que nous n’avons pas retrouvé toutes les petites dépendances filiales: soit le temps et l’usage ont changé de fond en comble leur nom, soit le greffier qui est à l’origine de notre document l’a déformé sans le vouloir d’une manière à le soustraire aux générations futures, soit c’est une désignation locale qui n’est pas entré dans l’usage des cartographes modernes. Parfois le nom se retrouve aujoud’hui dans la désignation d’une ruelle d’un village. L’orthographe de certaines localités ne semble d’ailleurs pas encore être bien fixée de nos jours. On trouve ainsi différentes variantes pour une même localité selon qu’on consulte une carte ou un prospectus touristique. C’est que le parler wallon, - et son orthographe singulière, - exerce encore largement son influence sympathique.
Il est intéressant de constater que les habitants de quelques villages sont occupés presqu’exclusivement à des professions spécifiques, p.ex. au colportage. Dans ce pays richement boisé des villages entiers se sont constitués pour assurer le ravitaillement des fonderies et de l’industrie sidérurgique de cette région en charbon de bois. Toute une ribambelle de charretiers se tient à leur disposition. C’est surtout le cas dans les environs de Vielsalm où même une “Ville-du-Bois” voit le jour avec différentes annexes dont la plupart sont devenus aujourd’hui des rues ou des quartiers de moindre importance. A Salm-Château une Manufacture travaillant le bois occupe une trentaine d’“ouvriers en bois” et quelques habitants des villages d’Ennal, de Grand-Halleux, de Hourt ou de Mont les vendent par la voie du colportage. Il s’agit en premier lieu d’écuelles, “Holzschotelen”, (“Schotelskréimer”), des assiettes ou plutôt des bols en bois tourné pour recevoir le manger des pauvres gens. Souvenons-nous qu’à ce moment il n’existait pas encore de faïenceries au Luxembourg. Plus rares sont les fabricants de tabatières dont l’usage vient d’être introduit dans nos régions. Parfois on y trouve un ramasseur de peaux de lapin ou de gibier qui vend cette marchandise utile aux tanneurs après préparation adéquate.
En tout cas il faut constater que dans ces parages boisés vit une population qui ne craint pas le travail et a l’habileté d’inventer toutes sortes de ressources pour se débrouiller et pour nourrir sa famille. Nous les voyons très souvent vaquer à deux ou même trois métiers différents. La plupart des agriculteurs se font charretiers à la morte saison ou colportent les produits du terroir ou des marchandises de pacotille vers les villes et villages voisins. Serait-ce là l’origine chez nous du renom des amis belges d’être tous nés un peu marchands ?
Une curieuse industrie familiale, surtout à Salm-Château, consiste à fabriquer des “pierres à raser” ou “pierres à rasoir”, des pierres à texture très fine servant à aiguiser le “coupe-choux” traditionnel; pierres en chiste jaune trouvées dans les parages de Lierneux-Vielsalm et travaillées à la main afin de bien présenter et de bien servir. Et encore nos colporteurs transportent ces fardeaux de village en village. Ce fut vraiment le pays des gagne-petit. D’un autre côté cette marchandise s’exportait pourtant à ce qu’il paraît jusqu’en Amérique!
De l’autre côté de l’Our, pays au sol plus fertile, c’est surtout la population paysanne qui prévaut avec les professions qui complètent l’univers agricole: à côté des domestiques, des journaliers, des vachers et bergers nous rencontrons le meunier, le charron, le maréchal; parfois un couvreur de paille ou un raccommodeur de pots et chaudrons s’y mêlent; rares sont le sculpteur ou le chamoiseur. Le marchand de tabac exerce une profession quasi d’avant-garde tandis que le faiseur de potasse se contente à fournir cet ingrédient jadis indispensable dans la fabrication de la poudre à canons. En somme un peuple paisible et actif, sans problème pour leur voisinage, tel que nous connaissons encore de nos jours ces gens appliqués et fidèles.
Du point de vue généalogie ces relevés nous montrent que les patronymes de chez nous se retrouvent très souvent de l’autre côté de nos frontières actuelles tellement artificielles. A les étudier on gagne une vue un peu plus réaliste sur les grandes familles aux noms bien sonnants de notre petit univers. Leurs racines se trouvent très souvent dans ces parages et leurs origines sont parfois des plus modestes. Nous pouvons d’autant plus apprécier les efforts d’ascension dans notre société de leurs ancêtres.
En tout cas l’étude de ce dénombrement nous offre une vue nouvelle sur nos régions et les alentours immédiats de notre pays. C’est un de ces travaux qui font se rapprocher les gens d’une région. Et je crois bien que c’est, au moins pour notre pays, un effort urgent à faire et un manque d’attention envers les gens de nos pays voisins qu’il s’agit de compléter au plus vite. - Fons WILTGEN
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